Publié : 26 août 2015

La chronique de Paul HERPIN, première !

En commençant aujourd’hui cette chronique, je dois quelques explications. On demande souvent, en effet, aux élèves d’écrire de beaux textes en construisant de belles phrases, avec du vocabulaire, en n’oubliant pas notamment les adjectifs, s’il vous plait, et en ayant, par-dessus tout, de l’imagination. « Quelle pauvreté ! », « ça n’a ni queue ni tête » entend-on pourtant souvent dans les couloirs des écoles à propos de l’expression écrite des enfants. Et bien, pourquoi ne pas leur montrer l’exemple en se confrontant régulièrement à cet exercice ô combien difficile d’écrire ? C’est le défi que je me lance donc en ce début d’année. Cela tombe bien, j’ai aimé écrire les articles du rugby quand je jouais à ce sport, j’aime aujourd’hui écrire des discours pour l’anniversaire des copains, j’aimerai, sans doute, écrire la vie d’une école vu de l’intérieur. Je ne promets pas une production quotidienne, ni un chef d’œuvre de littérature, juste quelques lignes régulières, sincères qui relateront les hauts et les bas de la vie d’une école vue de l’intérieur. Ce sera mon atelier d’écriture à moi, moi qui ai du mal à honorer les séances de Marie-Thérèse tous les premiers jeudis du mois aux alliés.
La rentrée, c’est dans 6 jours, il est temps de ressortir le cartable, de tailler les crayons, bref de se replonger dans le bain de l’école. J’y ai fait ma première immersion, ce matin, et déjà croisé deux collègues, Anne-Laure et Isabelle, preuve que ça sent bien la rentrée. Le téléphone s’est remis à sonner et j’ai même fait une inscription, une élève de CM1 en provenance d’Hélène BOUCHER que Sophie accueillera sans doute dans sa classe. Ce sera, en tous cas, la 196 ème élève de l’école pour cette rentrée 2015. Avec Anne-Laure, on s’est aperçu que le ménage du rez de chaussée n’est pas terminé et que beaucoup de cartons trainent sous le préau. Avec Isabelle, on a remarqué la maigreur du stock de papier de la photocopieuse. Bref, il reste du travail avant cette sacrosainte rentrée des classes. Vendredi, on se verra tous pour bien s’y préparer et je commence à réfléchir au message que nous porterons en ce jour solennel.